Créer un site web pour restaurant : le guide 2026

Salle de restaurant dressée avec tables et chaises avant le service

BLOG · CONCEPTION WEB · 25 AOÛT 2026

Carte en ligne, allergènes, commissions des plateformes et fiche Google : ce qu’il faut vraiment construire pour un site web pour restaurant qui remplit la salle — et les conseils recopiés depuis dix ans qu’il faut cesser de suivre.

Un restaurant a déjà une vitrine, une ardoise et des passants. Beaucoup de patrons en concluent qu’un site ne leur servirait à rien, puisque Google, TheFork et Uber Eats affichent déjà leur adresse.

C’est précisément le problème. Chacun de ces canaux prélève sa part : environ 2,60 € par couvert sur une réservation de plateforme, 25 à 30 % du ticket en livraison. Sur ces canaux, vous ne possédez ni le lien avec le client, ni les données, ni la page.

Ce guide reprend chaque étape de la création d’un site web pour restaurant avec les règles en vigueur en août 2026 : ce que la loi impose de faire figurer sur votre carte, y compris en ligne, ce que chaque plateforme coûte réellement, ce que Google a supprimé, et ce que tout cela vaut. Quand les sources divergent, nous donnons une fourchette et sa méthode.

Salle de restaurant dressée avec tables et chaises avant le service
La salle se remplit en ligne bien avant l'heure du service.

L'essentiel à retenir

  • La carte en PDF est l’erreur la plus coûteuse. Elle n’est ni lisible sur mobile, ni indexée, ni exploitable par un moteur de réponse. Une carte en HTML se positionne sur chaque plat.
  • Vos obligations d’affichage s’appliquent aussi en ligne. Allergènes, origine des viandes et « fait maison » suivent la carte, y compris en vente à emporter et en livraison.
  • Le Nutri-Score n’est pas obligatoire en restauration. Malgré les titres récurrents, son usage reste volontaire.
  • Chaque couvert de plateforme se paie. Environ 2,60 € par couvert réservé, y compris pour un habitué qui revient pour la dixième fois.
  • Les mentions légales ont changé de fondement. Depuis la loi SREN du 21 mai 2024, l’obligation figure à l’article 1-1 de la LCEN, plus à l’article 6-III.
  • Budget réaliste : 900 à 3 500 € HT pour un site vitrine de restaurant, plus 150 à 350 € par an, hors module de réservation.

1. Pourquoi un site, alors que Google et les plateformes existent

Les plateformes vous apportent du volume. Elles ne vous apportent pas de clientèle : elles vous la louent, couvert par couvert, aussi longtemps que vous payez.

La différence est concrète. Une réservation issue d’une marketplace vous coûte une commission à chaque visite, même lorsque le client est devenu un habitué. Une commande de livraison vous laisse 70 à 75 % du ticket, sans le nom ni le numéro du client. Un couvert réservé depuis votre site ne coûte rien, et la deuxième visite non plus.

Google l’a rappelé à sa manière : les mini-sites créés depuis les fiches d’établissement ont été fermés le 5 mars 2024, les redirections coupées le 10 juin 2024. Les professionnels qui s’appuyaient sur cette adresse gratuite se sont retrouvés sans rien. Ce que vous ne possédez pas peut disparaître.

Un site fait quatre choses qu’aucune plateforme ne fera :

  • Afficher votre carte complète, avec les prix, les allergènes et l’origine des viandes — informations que vous devez de toute façon produire.
  • Prendre une réservation sans commission, à toute heure.
  • Raconter ce qui vous distingue : le chef, le sourcing, la cave, l’histoire du lieu. Une fiche de marketplace n’a pas de place pour ça.
  • Garder vos données clients pour rappeler un groupe, annoncer une fermeture ou remplir un créneau creux.

Les plateformes restent utiles pour ce qu’elles font bien : remplir un mardi soir, se faire découvrir par un touriste. L’erreur est d’en faire son canal principal.

2. Les obligations légales d'un site web pour restaurant

Un site professionnel sans mentions légales conformes constitue un délit pénal, et le texte de référence a changé en 2024 : la quasi-totalité des modèles en ligne cite encore un article abrogé.

La loi SREN n° 2024-449 du 21 mai 2024 a restructuré la LCEN pour l’aligner sur le règlement européen sur les services numériques. Depuis le 23 mai 2024, l’obligation d’identification est portée par l’article 1-1, la sanction par l’article 1-2 — jusqu’à un an d’emprisonnement et 75 000 € pour le dirigeant, 375 000 € pour la société. S’y ajoute, nouveauté de la loi SREN, l’obligation de nommer les prestataires assurant le stockage des données — votre module de réservation, par exemple.

Ce qui suit la carte, y compris en ligne

C’est le point que la plupart des sites de restaurant manquent. Trois obligations portent sur la carte elle-même, et s’appliquent aussi à la vente à emporter et à la livraison — donc à votre carte en ligne.

  • Les 14 allergènes, au titre du règlement INCO (UE) 1169/2011 et du décret n° 2015-447 du 17 avril 2015. La mention « renseignements disponibles auprès du personnel » ne suffit pas sans support écrit accessible. Amende jusqu’à 1 500 € ; 21 % des établissements restaient non conformes en 2026.
  • L’origine des viandes bovine, porcine, ovine et de volaille, depuis le 1er mars 2022. Le décret n° 2023-492 du 21 juin 2023 l’a étendue aux établissements ne proposant que de l’à emporter ou de la livraison, le décret n° 2024-171 du 4 mars 2024 aux viandes servant d’ingrédients dans les produits transformés, et le décret n° 2025-141 du 13 février 2025 l’a pérennisée. Amende jusqu’à 3 000 €.
  • La mention « fait maison », encadrée par le décret n° 2014-797 du 15 juillet 2014 : réservée aux plats élaborés sur place à partir de produits bruts. Si toute la carte ne l’est pas, la mention se pose plat par plat.

L’affichage des prix relève de l’arrêté du 27 mars 1987, modifié le 29 juin 1990 : cartes et menus visibles de l’extérieur pendant le service, identiques à ceux de l’intérieur, mention « prix service compris » avec le taux, et « boisson comprise » ou non. Rien n’oblige à le reproduire en ligne, mais reprendre la même carte évite toute contradiction lors d’un contrôle.

Une idée reçue à corriger : le Nutri-Score n’est pas obligatoire en restauration. Son usage reste volontaire. Le programme national nutrition santé 2026-2030 prévoit d’en expérimenter l’extension, sur la base du volontariat.

Ardoise de restaurant affichant la carte du jour et les prix
Allergènes, origine des viandes, « fait maison » : ces obligations suivent la carte jusque sur le site.

3. La carte en ligne : pourquoi le PDF vous coûte cher

Publier sa carte en PDF est le réflexe le plus répandu et le plus coûteux. Le fichier existe déjà, il suffit de le téléverser — et c’est précisément ce qui pose problème.

Trois conséquences. Sur mobile, un PDF conçu pour l’impression oblige à zoomer et à faire défiler latéralement : c’est la première cause d’abandon avant réservation. Côté référencement, un PDF ne se positionne pratiquement jamais sur une requête de plat. Et il ne peut porter aucun balisage exploitable par un moteur de réponse.

La carte en HTML change la donne. Chaque plat devient un contenu à part entière, avec son nom, sa description, son prix, ses allergènes et l’origine de la viande. C’est ce qui vous rend visible sur « couscous royal + ville », « restaurant sans gluten + quartier » ou « menu végétarien midi » — des requêtes que vos concurrents en PDF ne peuvent pas capter.

Quelques règles pratiques :

  • Une page par carte : déjeuner, dîner, brunch, groupes. Pas une page unique qui empile tout.
  • Des prix à jour. Une carte en ligne périmée produit des réclamations en salle, et une carte différente de l’affichage extérieur fragilise votre position en cas de contrôle.
  • Les allergènes visibles plat par plat plutôt que dans un tableau séparé.
  • Pas de photo pour chaque plat. Trois à cinq visuels soignés valent mieux que trente clichés inégaux qui alourdissent la page.
  • Gardez le PDF en téléchargement si vous y tenez, mais en complément de la version HTML, jamais à sa place.

La rédaction de ces pages est un travail éditorial à part entière, que nous traitons en création de contenu.

4. Réservation et livraison : ce que chaque couvert vous coûte

Les plateformes ne se comparent pas sur leur taux affiché mais sur ce qu’elles captent réellement, une fois ajoutés les frais de service, les litiges et les promotions partagées.

CanalCoût annoncéCoût réel constatéDonnées client
Réservation via marketplaceAbonnement + ~2,60 € / couvert1 à 5 € / couvert selon la formuleChez la plateforme
Livraison par la plateforme25 à 30 % HT30 à 35 % tout comprisChez la plateforme
Livraison en mode marketplace14 à 17 % HT+ votre coût de livraisonChez la plateforme
Vente à emporter via plateforme7 à 10 %Variable selon la zoneChez la plateforme
Réservation ou commande depuis votre siteLicence ou abonnement fixeFrais bancaires uniquementChez vous

Méthode : fourchettes recoupées à partir de comparatifs français publiés entre avril et juillet 2026. Aucun acteur ne publie de grille officielle : les taux se négocient et varient selon le volume, la zone et la formule. Recalculez vos trois derniers mois à partir de vos relevés, pas du taux du contrat.

Deux ordres de grandeur pour situer. Un restaurant de 40 couverts par jour dont 40 % des réservations passent par une marketplace verse environ 1 250 € de commission par mois ; à 70 couverts, la facture dépasse 2 100 € — sans contrepartie supplémentaire. Votre succès se paie au pourcentage.

La négociation est quasi impossible pour un indépendant sans alternative opérationnelle. Le seul levier crédible consiste à disposer d’un canal direct qui fonctionne déjà. C’est tout l’objet de notre guide sur la façon de convertir ses visiteurs en clients.

À surveiller : la directive européenne 2024/2831 sur le travail via les plateformes doit être transposée en France d’ici le 2 décembre 2026. Elle pose une présomption réfragable de salariat pour les livreurs. Si elle renchérit le modèle, une partie pourrait se répercuter sur les commissions — c’est une hypothèse, pas une certitude chiffrée.

Livreur à vélo avec sac isotherme en zone urbaine
Entre 30 et 35 % du ticket part en commission sur une commande livrée par la plateforme.

5. Choisir sa plateforme : à qui appartient le site

La question qui détermine la valeur de votre site sur cinq ans n’est pas technique, elle est patrimoniale : que reste-t-il le jour où vous arrêtez de payer ? Posez-la avant toute autre, y compris à nous.

Beaucoup d’éditeurs de logiciels de réservation proposent « un site inclus ». Ce sont généralement des gabarits partagés entre des centaines d’établissements, au contenu quasi identique : rien ne vous distingue dans les résultats, vous ne pouvez pas créer les pages dont vous avez besoin, et le site part avec l’abonnement. Le minimum vital : achetez votre nom de domaine à votre nom, chez un registrar indépendant. Une trentaine d’euros par an, et la garantie de pouvoir partir.

Les ordres de grandeur en France en 2026 : 0 à 500 € pour un créateur de site en autonomie, avec 150 à 850 € par an et une propriété liée à la plateforme ; 900 à 3 500 € HT pour un site confié à un indépendant ou une petite agence, avec 150 à 350 € par an et une propriété totale ; au-delà de 6 000 € pour du sur-mesure. Fourchettes recoupées à partir de grilles publiées par des prestataires français en 2026, hors module de réservation.

Pour un restaurant indépendant, la voie intermédiaire est presque toujours la bonne. WordPress vous laisse propriétaire des fichiers et de la base, intègre la plupart des modules de réservation par widget, et permet de changer de prestataire sans tout refaire — c’est ce que nous mettons en œuvre sur nos projets de site vitrine personnalisé. Si vous ajoutez le click and collect ou les bons cadeaux, vous changez de régime : CGV, information précontractuelle, paiement sécurisé. C’est un projet d’e-commerce, pas une page en plus.

6. La structure minimale d'un site de restaurant

Un site de restaurant qui remplit la salle tient en six à dix pages. Le site d’une seule page, très répandu dans le secteur, ne peut se positionner que sur un sujet à la fois — généralement le nom de l’établissement, que les gens tapent déjà.

  • Accueil. Le type de cuisine, la ville, les horaires du jour et un bouton de réservation visible sans défilement sur mobile. Le téléphone cliquable.
  • Une page par carte : déjeuner, dîner, brunch, groupes, vins. En HTML, jamais en PDF seul.
  • Réserver. Le module intégré, pas un lien sortant vers une marketplace.
  • Le lieu. Adresse, accès, parking, transports, terrasse, accessibilité, capacité, possibilité de privatiser. Ces détails décident plus de réservations qu’on ne le croit.
  • L’équipe et la maison. Le chef, le sourcing, l’histoire. C’est ce qui vous distingue d’une fiche de plateforme.
  • Groupes et événements. Une page dédiée capte des recherches à fort panier : anniversaires, repas d’entreprise, mariages.
  • Avis, Contact, et mentions légales : non négociables.

Si vous exploitez plusieurs adresses, chaque établissement mérite sa page, avec son adresse, son téléphone et ses horaires propres. Mélanger deux adresses sur une même page brouille le signal local et le balisage.

Une page « Recrutement » est souvent rentable dans un secteur en tension : elle capte des candidatures spontanées et évite des annonces payantes.

Si vous partez d’un site qui empile tout sur une page, la reprise passe par une refonte de site web avec redirections.

7. La fiche Google : photos, horaires, lien de réservation

Sur « restaurant + ville » ou « où manger près d’ici », le bloc local s’affiche au-dessus des résultats naturels. Y figurer dépend d’abord de votre fiche d’établissement, et c’est gratuit.

Précision de vocabulaire, parce qu’elle traîne encore partout : Google My Business n’existe plus sous ce nom depuis novembre 2021. Le service s’appelle Google Business Profile — « fiche d’établissement » en français — et se gère depuis la recherche ou depuis Maps, l’application dédiée ayant été retirée en 2022.

Ce qui compte réellement pour un restaurant :

  • La catégorie principale exacte : « Restaurant français », « Bistrot », « Pizzeria » selon votre cuisine dominante, plus des catégories secondaires seulement si elles sont vraies.
  • Des horaires justes, services du midi et du soir séparés, fermetures exceptionnelles renseignées. Un client qui trouve porte close laisse un avis à une étoile.
  • Le lien de réservation vers votre site, pas vers une marketplace. C’est le réglage le plus rentable de la fiche, et le plus souvent oublié.
  • Le lien vers votre carte en ligne, dans le champ prévu.
  • Des photos récentes et réelles : façade, salle, assiettes, équipe. Les visiteurs en publient déjà ; les vôtres doivent tenir la comparaison.

La cohérence entre la fiche et le site est le point le plus négligé. Nom, adresse et numéro doivent être rigoureusement identiques partout, y compris sur vos pages de plateformes. Un « 01 42 00 00 00 » ici et un « +33142000000 » là suffisent à brouiller le signal.

C’est l’articulation que nous travaillons en SEO et geo-targeting.

Terrasse de restaurant en façade sur une rue commerçante
Façade, salle, assiettes : vos photos doivent tenir la comparaison avec celles des clients.

8. Avis clients : ce que la loi encadre et ce que Google ignore

Publier des témoignages choisis sur son propre site n’apporte aucune étoile dans Google et vous soumet à une obligation de transparence que peu de restaurateurs connaissent.

Côté Google : depuis septembre 2019, les avis que l’entreprise contrôle elle-même ne rendent plus éligible aux étoiles pour les balisages LocalBusiness et Organization. Un bandeau « ils ont aimé » balisé en AggregateRating ne produira aucun résultat enrichi ; les étoiles visibles viennent des avis déposés sur la fiche.

Côté droit français, l’article L111-7-2 du Code de la consommation s’applique à toute personne dont l’activité consiste, « à titre principal ou accessoire », à collecter, modérer ou diffuser des avis. Une page de témoignages y entre : vous devez préciser si les avis sont contrôlés et comment, afficher leur date et celle de leurs mises à jour, et indiquer à l’auteur d’un avis non publié les raisons du rejet.

Publier de faux avis ou supprimer sélectivement les avis négatifs relève de la pratique commerciale trompeuse : deux ans et 300 000 €, portés à cinq ans et 750 000 € lorsque l’infraction est commise par internet, avec une amende pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel. La DGCCRF a relevé en 2024 des irrégularités sur 55 % des sites contrôlés.

Une pratique répandue en salle mérite un avertissement : offrir un café en échange d’un avis positif est une incitation, pas une collecte. Répondez plutôt aux avis négatifs qu’à les faire disparaître : une réponse posée rassure davantage qu’une moyenne parfaite, jamais crédible. C’est un travail de gestion des communautés autant que de conformité.

Assiette dressée servie en salle de restaurant
Trois à cinq visuels soignés valent mieux qu'une photo par plat.

9. Mobile, performance et la carte Google Maps

Un site de restaurant se consulte debout, dans la rue, avec une main. Trois indicateurs suffisent à le cadrer, et deux des outils qu’on vous recommandera encore n’existent plus.

  • Le test d’optimisation mobile de Google et le rapport d’ergonomie mobile de la Search Console ont été retirés le 4 décembre 2023.
  • L’indexation mobile-first est généralisée depuis le 5 juillet 2024. Ce qui n’est pas visible sur mobile n’est pas indexé — une carte en PDF, par exemple.
  • L’INP a remplacé le FID le 12 mars 2024 parmi les Core Web Vitals.

Les seuils à viser, au 75e centile des visites réelles : LCP sous 2,5 s, INP sous 200 ms, CLS sous 0,1. Autre idée reçue : « un site en HTTPS est mieux classé ». C’est un signal depuis août 2014, mais de très faible poids ; son rôle réel est ailleurs, puisque sans certificat le navigateur affiche un avertissement que personne ne franchit pour réserver une table. Les gains viennent des mêmes points : photos compressées, pas de diaporama ni de vidéo en fond d’accueil, un bouton de réservation permanent, et un hébergement correct. Le sujet est détaillé dans notre guide sur l’optimisation mobile.

La carte intégrée : l’erreur RGPD la plus fréquente

Un restaurant a une adresse fixe, donc l’envie d’intégrer une carte est légitime. La mise en œuvre habituelle ne l’est pas : l’iframe Google Maps dépose des traceurs dès l’affichage de la page, avant tout consentement. C’est une infraction à l’article 82 de la loi Informatique et Libertés. La CNIL exige un consentement préalable, un refus aussi simple que l’acceptation et un retrait aussi accessible : elle a prononcé en 2025 des sanctions contre 21 entités sur ces critères.

Trois solutions conformes : un gestionnaire de consentement qui bloque réellement l’iframe avant le clic ; un chargement contextuel à partir d’une capture d’image ; ou une adresse en texte avec un lien « Itinéraire ». Cette dernière option est souvent la meilleure : indexable, sans traceur, et sur mobile elle fait exactement ce que le client attend.

10. Être cité par les moteurs de réponse : ce qui est vérifiable

Les Aperçus IA et le Mode IA de Google sont actifs en France depuis le 22 juillet 2026. Pour un restaurant, l’effet est moins brutal qu’ailleurs : « où manger à Bordeaux ce soir » reste une requête locale et transactionnelle, où l’internaute veut réserver, pas lire.

Une étude Ahrefs publiée le 17 août 2026, sur 963 domaines parmi les plus visibles en France, mesure une baisse moyenne de 23,1 % du taux de clic en neuf jours pour les domaines dont plus de 20 % des requêtes déclenchent un aperçu. Les requêtes locales en déclenchent nettement moins que les informationnelles : c’est votre blog qui perdra des clics, pas votre page de réservation.

Ce que personne ne peut vous promettre

Aucun fournisseur d’IA ne publie de système de classement. Google a publié le 15 mai 2026 son premier guide officiel sur la recherche générative et y indique qu’aucun balisage schema.org particulier n’est requis pour les Aperçus IA ou le Mode IA. Toute offre qui garantit une position dans une réponse générée vend une promesse, pas un résultat mesurable.

Ce qui est vérifiable

  • schema.org propose un type dédié et toute une chaîne pour la carte. Restaurant existe dans la hiérarchie LocalBusiness > FoodEstablishment > Restaurant, avec les sous-types CafeOrCoffeeShop, BarOrPub, FastFoodRestaurant ou Bakery. La carte se balise en hasMenu → MenuSection → MenuItem, avec servesCuisine, priceRange et acceptsReservations. Ce balisage n’est possible que sur une carte en HTML : un PDF ne porte rien.
  • Les résultats enrichis FAQ ont été retirés de Google le 7 mai 2026, la documentation supprimée le 15 juin 2026. Le balisage FAQPage reste valide, mais ne rapporte plus de place en résultats.
  • Ce qui est repris, ce sont des passages autonomes. « Terrasse chauffée de 24 couverts, service continu jusqu’à 23 h » est citable ; « cadre chaleureux et cuisine généreuse » ne l’est pas.

Un mot sur les liens entrants : annuaires et articles invités sont visés par la politique anti-spam de Google, et SpamBrain les neutralise depuis décembre 2022. Ce qui fonctionne pour un restaurant est plus lent : la presse locale, les offices de tourisme, les producteurs dont vous citez les noms, les hôtels du quartier. C’est le socle de notre approche de la visibilité digitale.

11. Se faire accompagner : par où commencer

Dans l’ordre de rentabilité pour un restaurant : la fiche d’établissement et son lien de réservation d’abord, la carte en HTML ensuite, le reste du site après, les liens en dernier.

  • Site vitrine personnalisé — la structure décrite en section 6, sur WordPress, avec la carte en HTML, le module de réservation intégré et le bandeau de consentement réellement bloquant.
  • Refonte de site web — pour sortir d’un gabarit d’éditeur ou d’un site d’une seule page sans perdre votre référencement.
  • Création de contenu — cartes rédigées, allergènes, pages groupes et événements.
  • SEO et geo-targeting — fiche d’établissement, cohérence des coordonnées, requêtes de quartier.
  • Audit SEO — pour savoir ce qui bloque avant d’investir.
  • Gestion des communautés — avis, réponses, Instagram : votre deuxième vitrine.
  • E-commerce — click and collect, bons cadeaux, épicerie en ligne.
  • Hébergement et support & maintenance — un site laissé sans mise à jour devient une porte d’entrée en dix-huit mois.

Questions fréquentes

Combien coûte un site internet pour un restaurant ?

Comptez 900 à 3 500 € HT pour un site vitrine complet réalisé par un indépendant ou une petite agence, plus 150 à 350 € par an d’hébergement, de domaine et de maintenance. Le module de réservation s’y ajoute. Ces fourchettes recoupent plusieurs grilles publiées par des prestataires français en 2026 et varient selon la région et le nombre de pages.

Ma carte en PDF sur le site, est-ce vraiment un problème ?

Non, mais elle vous coûte des réservations et du référencement. Un PDF conçu pour l’impression oblige à zoomer sur mobile, ne se positionne pratiquement jamais sur une requête de plat, et ne peut porter aucun balisage exploitable par un moteur de réponse. Publiez la carte en HTML et gardez le PDF en téléchargement complémentaire si vous y tenez.

Dois-je afficher les allergènes et l'origine des viandes sur ma carte en ligne ?

Oui, dès lors que vous proposez de la vente à emporter ou de la livraison. Le décret n° 2023-492 du 21 juin 2023 a étendu l’obligation d’origine des viandes aux établissements ne servant pas sur place, et le décret n° 2024-171 du 4 mars 2024 l’a étendue aux viandes utilisées comme ingrédients. Les 14 allergènes du règlement INCO suivent la même logique : l’information doit être accessible par écrit avant la commande.

Le Nutri-Score est-il obligatoire sur les cartes de restaurant ?

Non. Malgré les titres récurrents, le Nutri-Score reste volontaire, en grande distribution comme en restauration. Le programme national nutrition santé 2026-2030 prévoit d’expérimenter l’extension de son usage à la restauration hors foyer, mais sur la base du volontariat. Aucune obligation d’affichage ne pèse aujourd’hui sur les cartes.

Faut-il mettre le lien d'une marketplace sur ma fiche Google ?

Non, et c’est le réglage le plus rentable de votre fiche. Un lien pointant vers votre propre module vous évite la commission de la marketplace — environ 2,60 € par couvert en France, avec des variations de 1 à 5 € selon la formule. Cette commission s’applique à chaque visite, y compris pour un habitué qui revient pour la dixième fois.

Puis-je offrir un café en échange d'un avis positif ?

Non. Demander un avis est parfaitement légitime, mais conditionner un café ou une remise à sa tonalité constitue une incitation. Publier de faux avis ou supprimer sélectivement les avis négatifs relève de la pratique commerciale trompeuse, punie de cinq ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende lorsque l’infraction est commise par internet. La DGCCRF a relevé des irrégularités sur 55 % des sites contrôlés en 2024.

Votre métier, c'est la cuisine. Le site, c'est le nôtre.

Nous construisons des sites de restaurant qui vous appartiennent : carte en HTML indexée plat par plat, réservation sans commission, conformes au cadre français. Parlons de votre carte et de votre quartier.

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