BLOG · STRATÉGIE WEB · 30 AOÛT 2026
Propriété du code, RGPD, accessibilité, certifications datées : les dix critères vérifiables pour choisir une agence web en 2026 — et les réponses qui doivent vous faire fuir.
Aucun diplôme, aucun titre protégé, aucun ordre professionnel : en France, n’importe qui peut créer une société et écrire « agence web » sur sa page d’accueil. C’est la première chose à savoir avant de comparer trois devis.
Le marché n’aide pas non plus. L’étude Afnic « Réussir avec le web » 2025, menée auprès de près de 2 500 TPE-PME, mesure 61 % d’entreprises équipées d’un site, contre 70 % un an plus tôt. Le Baromètre France Num, sur plus de 11 000 entreprises, relève 64,6 %. Deux méthodes, une même tendance : l’équipement plafonne, et 66 % des dirigeants consacrent moins de 300 € par an à leur présence en ligne. Entre ce budget-là et un devis d’agence à 5 000 €, il y a un écart que personne n’explique clairement.
Vous trouverez ici dix critères pour choisir une agence web, avec les règles applicables au 30 août 2026 : ce que dit le Code de la propriété intellectuelle sur le code source, ce qu’impose l’article 28 du RGPD, ce que change l’obligation d’accessibilité entrée en application le 28 juin 2025, et ce que valent vraiment les badges affichés en pied de page. Quand les sources divergent, nous donnons une fourchette et sa méthode.
L'essentiel à retenir
- Sans clause de cession écrite, le code ne vous appartient pas. L’article L.131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé soit mentionné distinctement, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée.
- Votre agence est sous-traitante au sens du RGPD. L’article 28 impose un contrat écrit. Le 11 décembre 2025, la CNIL a sanctionné un sous-traitant à hauteur d’un million d’euros, indépendamment de son client.
- L’accessibilité n’est plus optionnelle depuis le 28 juin 2025. L’European Accessibility Act vise les services aux consommateurs au-delà du seuil micro-entreprise, avec des sanctions pouvant atteindre 50 000 € par service.
- Le badge Google Partner mesure trois seuils : 10 000 $ de dépenses sur 90 jours, un score d’optimisation d’au moins 70 % et 50 % de stratèges certifiés. Pas la qualité du travail livré.
- Personne ne peut garantir une citation dans ChatGPT. Aucun fournisseur d’IA ne publie de système de classement. Toute promesse chiffrée sur ce terrain est un signal d’alerte.
- Raisonnez en coût complet sur trois ans, pas au montant du devis : création, hébergement, licences, maintenance et réversibilité.
Sommaire
- Ce que « agence web » veut dire, et ce que ça ne garantit pas
- À qui appartient le site à la fin : le critère non négociable
- RGPD : votre agence est sous-traitante, et cela s’écrit
- Accessibilité : ce qui a changé le 28 juin 2025
- Qui fait réellement le travail
- Ce que valent les badges et les certifications
- Portfolio, avis, performance : ce qui est vérifiable
- Moteurs de réponse et IA : la bonne question à poser
- Le prix : comparer ce qui est comparable
- Le contrat et le premier rendez-vous
- Se faire accompagner : par où commencer
- Questions fréquentes
1. Ce que « agence web » veut dire, et ce que ça ne garantit pas
« Agence web » n’est pas un titre protégé. Aucun diplôme requis, aucune inscription à un ordre, aucun contrôle d’entrée : la mention relève du positionnement commercial, pas de la qualification.
Quatre modèles cohabitent derrière le même mot :
- L’indépendant — un interlocuteur unique qui fait tout, dont la disponibilité est le principal risque.
- Le collectif de freelances — présenté et facturé comme une agence, sans la continuité d’une équipe salariée.
- L’agence intégrée — designers, développeurs, référenceurs et chef de projet salariés, avec des coûts fixes que le devis reflète.
- L’apporteur d’affaires — qui vend, puis sous-traite tout ou partie de la production.
Aucun n’est mauvais en soi. Ce qui compte, c’est de savoir lequel vous avez en face.
Les comparatifs recommandent souvent l’« agence 360 », au motif qu’elle évite les conflits d’intérêts et assure une stratégie cohérente. L’argument est réel, mais il se retourne : l’objection de profondeur d’expertise adressée aux petites structures vaut tout autant pour une agence qui prétend maîtriser le référencement, le développement, la publicité, le contenu, les réseaux sociaux et l’analytique avec quinze personnes. Le nombre de services affichés ne dit rien du nombre de spécialistes réels.
Le bon critère n’est donc pas « 360 ou spécialisée ». C’est : sur les deux ou trois leviers qui comptent pour votre activité, cette structure a-t-elle une personne dont c’est le métier principal, et pouvez-vous lui parler avant de signer ?
2. À qui appartient le site à la fin : le critère non négociable
À la fin du projet, le site, le code et les comptes doivent être à vous. En droit français, cela ne va pas de soi — c’est même l’inverse par défaut.
L’auteur d’une création reste titulaire de ses droits patrimoniaux tant qu’il ne les a pas cédés par écrit. L’article L.131-3 du Code de la propriété intellectuelle impose que chaque droit cédé fasse l’objet d’une mention distincte, et que le domaine d’exploitation soit délimité quant à son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Une facture acquittée ne vaut pas cession. Un devis mentionnant « création d’un site internet » non plus.
Deux précisions utiles. L’article L.131-1 interdit la cession globale des œuvres futures : une clause balayant « toutes les créations à venir » est juridiquement fragile. Et le code source relève du régime logiciel de l’article L.122-6, distinct des créations graphiques : un contrat sérieux traite les deux séparément.
Méfiez-vous aussi de ce que votre prestataire ne peut pas vous céder, parce qu’il ne le possède pas : polices sous licence, extensions premium, thèmes commerciaux, photos de banque d’images. Ceux-là relèvent de licences, avec des renouvellements annuels qui vous incombent. Un contrat qui prétend tout « céder » sans distinction est mal rédigé.
Trois vérifications avant de signer :
- Le nom de domaine — le titulaire déclaré auprès du bureau d’enregistrement doit être votre société, pas l’agence.
- Les comptes — Google Ads, GA4, Search Console, profil d’établissement, hébergement : propriété à votre nom, l’agence disposant d’un accès délégué révocable.
- La réversibilité — une clause de sortie prévoyant la remise du code, de la base de données, des accès et de la documentation, dans un délai chiffré.
3. RGPD : votre agence est sous-traitante, et cela s'écrit
Dès qu’une agence accède aux données personnelles collectées par votre site — formulaire de contact, comptes clients, newsletter, statistiques — elle devient sous-traitante au sens du RGPD. Cela déclenche une obligation contractuelle précise, souvent absente des devis.
L’article 28 du RGPD impose un contrat écrit, couramment appelé DPA, conclu avant tout traitement. Il fixe l’objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, les catégories de données et de personnes concernées, les instructions du responsable de traitement, les obligations de confidentialité et de sécurité, le sort des données en fin de mission et les conditions d’audit.
Deux points passent régulièrement à la trappe. D’abord la chaîne de sous-traitance : chaque prestataire que votre agence mobilise sur vos données — hébergeur, outil d’emailing, CRM, plateforme d’analytique — doit être autorisé par écrit. Ensuite la notification : en cas de violation, le sous-traitant doit vous alerter dans les meilleurs délais pour que vous puissiez notifier la CNIL dans les 72 heures prévues à l’article 33.
Ce n’est pas théorique. Le 11 décembre 2025, la CNIL a prononcé une amende d’un million d’euros contre Mobius Solutions Ltd, sous-traitant qui avait conservé une copie des données d’utilisateurs de Deezer après la fin du contrat. La sanction visait le sous-traitant lui-même, pas son client.
Les comparatifs québécois posent la question sous l’angle de la Loi 25 et de l’hébergement au Canada. Transposée en France, la bonne question n’est pas seulement « où sont les serveurs » : c’est « avons-nous un DPA signé, la liste des sous-traitants ultérieurs, et un cadre pour les transferts hors Union européenne ? » L’hébergement dans l’UE simplifie ; il ne dispense de rien.
4. Accessibilité : ce qui a changé le 28 juin 2025
C’est le changement que la plupart des comparatifs d’agences n’ont pas intégré. Depuis le 28 juin 2025, l’obligation d’accessibilité numérique ne concerne plus seulement le secteur public et les très grandes entreprises.
L’European Accessibility Act — directive (UE) 2019/882 — s’applique aux services fournis aux consommateurs à partir de cette date. En France, la transposition passe par l’ordonnance n° 2023-859 du 6 septembre 2023 et le décret du 9 octobre 2023. Sont visés le commerce électronique, la banque, les transports de voyageurs, les télécommunications, les médias audiovisuels et les livres numériques.
Le périmètre est cumulatif : les micro-entreprises — moins de 10 salariés et un chiffre d’affaires ou un bilan annuel inférieur à 2 millions d’euros — en sont exemptées. Au-dessus de ce seuil, si vous vendez en ligne, vous êtes concerné. La conformité se démontre par la norme EN 301 549, déclinée pour le web par le RGAA. Les manquements peuvent être sanctionnés jusqu’à 50 000 € par service non conforme, et une période transitoire court jusqu’au 28 juin 2030 pour les services fournis avant juin 2025.
Trois questions à poser, dans cet ordre :
- « Sommes-nous dans le périmètre de l’EAA ? » Une agence incapable de répondre n’a pas suivi le sujet.
- « Quel référentiel appliquez-vous ? » La réponse attendue mentionne EN 301 549 ou le RGAA, pas « on fait attention aux contrastes ».
- « Livrez-vous une déclaration d’accessibilité ? » C’est un document formel, indiquant l’état de conformité et les non-conformités connues.
Un devis de refonte de site web qui ne mentionne jamais l’accessibilité en 2026 est un devis incomplet, quel que soit son montant.
5. Qui fait réellement le travail
La liste des services affichée sur un site d’agence ne dit rien de qui exécute. La question utile n’est pas « faites-vous du SEO ? » mais « qui le fait, et le rencontrerai-je ? »
La sous-traitance n’est pas un défaut en soi. Une agence qui confie la rédaction à une plume spécialisée peut livrer mieux qu’une équipe qui fait tout à moitié. Le problème n’est pas la sous-traitance : c’est la sous-traitance non déclarée.
Deux raisons concrètes l’exigent. La première est contractuelle : la cession de droits doit remonter jusqu’à vous. Si un prestataire externe a écrit le code sans céder ses droits à l’agence, l’agence ne peut pas vous les céder. La seconde est réglementaire : tout sous-traitant ultérieur touchant à vos données doit être autorisé par écrit.
Les questions qui font la différence au premier rendez-vous :
- « Qui sera mon interlocuteur au quotidien ? » Un nom, une fonction, et la possibilité de lui parler avant de signer.
- « Quelles parties du projet sont sous-traitées ? » La réponse doit figurer au contrat, pas seulement à l’oral.
- « Que se passe-t-il si cette personne part ? » La continuité se prépare : documentation, accès partagés, pas de dépendance à une seule tête.
Le scénario le plus fréquent reste le commercial qui vend puis disparaît au profit d’un chef de projet découvrant le dossier. Exigez que la personne qui produit soit présente au moins une fois avant la signature.
6. Ce que valent les badges et les certifications
Un badge prouve qu’un seuil a été franchi à une date donnée. Il ne prouve pas que le travail sera bon, et il ne dit rien de la personne qui gérera votre compte.
Le statut Google Partner repose sur trois conditions vérifiables : un minimum de 10 000 $ de dépenses publicitaires sur 90 jours glissants à travers l’ensemble des comptes gérés, un score d’optimisation d’au moins 70 % sur le compte administrateur, et 50 % des stratèges de l’entreprise certifiés. Le statut Premier Partner est réservé aux 3 % de partenaires les mieux classés de chaque pays.
Voilà pour les faits. Voici la nuance que peu d’agences mentionnent : le score d’optimisation mesure le taux d’adoption des recommandations de Google. Ces recommandations servent d’abord le chiffre d’affaires de Google, pas nécessairement le vôtre. Un score très élevé peut signaler une agence qui accepte tout par défaut. La bonne question n’est pas « avez-vous le badge ? » mais « lesquelles de ces recommandations refusez-vous ? »
Deuxième nuance, aussi simple qu’ignorée : les certifications expirent. La certification Google Analytics — anciennement GAIQ, reconstruite autour de GA4 depuis l’arrêt d’Universal Analytics en juillet 2023 — est gratuite sur Skillshop et valable douze mois. Les certifications Google Ads suivent la même logique annuelle. Un badge affiché sans date ne prouve rien.
Demandez le nom des personnes certifiées, l’intitulé exact et la date d’obtention. Un certificat Skillshop porte un identifiant et une date d’expiration. Une agence qui répond « toute l’équipe est certifiée » sans plus de précision vient de vous donner une information.
7. Portfolio, avis, performance : ce qui est vérifiable
Un portfolio de captures d’écran ne prouve rien. Des adresses en ligne, si.
Demandez des URL réelles, puis ouvrez-les. Vérifiez que le site existe toujours, qu’il n’a pas été refait depuis, et que l’agence en est bien l’auteur — un appel au client cité règle la question en trois minutes.
Sur la performance, une correction s’impose, parce que l’erreur est partout. Le signal de classement utilisé par Google provient des données de terrain, pas du score PageSpeed Insights. Le score Lighthouse est une simulation de laboratoire, utile pour diagnostiquer. Ce que Google exploite, ce sont les mesures d’utilisateurs réels agrégées dans le Chrome UX Report, sur une fenêtre glissante de 28 jours, au 75e centile. Un site peut afficher 95 en laboratoire et échouer sur le terrain.
Les seuils, tous trois requis simultanément : LCP inférieur ou égal à 2,5 s, INP inférieur ou égal à 200 ms, CLS inférieur ou égal à 0,1. L’INP a remplacé le FID le 12 mars 2024 : une agence qui parle encore de FID travaille avec des repères périmés. Comptez quatre à six semaines avant qu’un correctif se reflète dans les données de terrain.
Côté réputation, un mot de vocabulaire révélateur : « Google My Business » n’existe plus sous ce nom depuis novembre 2021, la fiche s’appelle profil d’établissement Google. Regardez le volume d’avis, leur étalement dans le temps et surtout les réponses de l’agence. Un flot d’avis cinq étoiles concentrés sur trois semaines vaut moins qu’une note étalée sur quatre ans avec des réponses argumentées aux critiques.
8. Moteurs de réponse et IA : la bonne question à poser
Depuis le 22 juillet 2026, les Aperçus IA et le Mode IA de Google sont déployés en France, deux ans après leur lancement aux États-Unis. Le blocage était juridique — le contentieux sur les droits voisins de la presse — et non technique.
Disons les choses clairement. Aucun fournisseur d’IA générative ne publie de système de classement. Ces modèles ne produisent pas un rang déterministe mais une réponse probabiliste, variable d’une session à l’autre. Personne ne peut garantir une citation dans ChatGPT ni une « première place » dans Perplexity. Toute promesse chiffrée sur ce terrain est un signal d’alerte, pas une compétence.
Un repère pour dimensionner le sujet : le rapport Similarweb 2026 mesure environ 3,3 milliards de visiteurs mensuels pour Google contre environ 655 millions pour l’ensemble des agents conversationnels. La recherche classique reste très majoritaire. Sur le référencement dans les moteurs génératifs, ce qui est vérifiable relève de la rédaction — répondre avant d’expliquer, dater les faits, structurer — pas d’une astuce de balisage.
Exemple concret : le fichier llms.txt, vendu par certains comme un prérequis. Une analyse d’Ahrefs publiée le 15 juin 2026 sur 137 000 domaines relève que 28 % en publient un valide — borne haute, l’échantillon étant biaisé — mais que 97 % de ces fichiers n’ont reçu aucune requête en mai 2026. Notre propre site en publie un : le coût est nul, le levier aussi.
Point de conformité enfin. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act impose d’informer l’utilisateur qu’il dialogue avec une IA, de marquer les contenus synthétiques dans un format lisible par machine, et d’étiqueter visiblement les hypertrucages ainsi que les textes d’intérêt public publiés sans relecture humaine. Contrairement à ce qu’on lit souvent, cela n’oblige pas à apposer « généré par IA » sur chaque page commerciale rédigée avec l’aide d’un modèle. Demandez à votre agence si elle utilise l’IA, à quelle étape, et qui relit.
9. Le prix : comparer ce qui est comparable
Le prix d’un site ne se compare pas au montant affiché en bas du devis. Il se compare au périmètre, au nombre de jours et au coût complet sur trois ans.
La méthode la plus honnête consiste à retraduire un devis en jours de travail. Les taux journaliers observés sur le marché français en 2026 se situent autour de 300 à 700 € HT pour un indépendant, les profils seniors se plaçant dans le haut de la fourchette, et de 600 à 1 500 € HT pour une agence selon sa taille. Un site vitrine correctement cadré représente 5 à 12 jours de travail effectif. Faites la multiplication : un devis à 900 € correspond à un jour et demi. Personne ne livre un site complet en un jour et demi.
Les fourchettes publiées convergent sur ces ordres de grandeur, avec des écarts qui tiennent aux échantillons : un site vitrine professionnel se situe le plus souvent entre 1 500 et 4 000 € HT chez un indépendant, entre 2 000 et 8 000 € HT en agence.
Le récurrent pèse plus qu’on ne le croit : hébergement, nom de domaine, licences d’extensions premium, maintenance. Comptez plusieurs centaines d’euros par an et vérifiez qui paie quoi. Un site WordPress laissé sans mises à jour devient une cible en moins de deux ans.
Rapprochez enfin le devis de votre capacité réelle. L’étude Afnic 2025 relève que 66 % des TPE-PME consacrent moins de 300 € par an au web. Un projet à 6 000 € sans budget d’entretien produit un site abandonné au bout de dix-huit mois.
10. Le contrat et le premier rendez-vous
Le premier rendez-vous est un test. Une agence qui présente une solution avant d’avoir posé des questions vend un produit, pas une prestation.
Ce qu’elle doit vous demander : vos objectifs commerciaux à douze ou vingt-quatre mois, votre client type et vos canaux actuels, vos contraintes techniques existantes, qui produira les contenus, et votre budget total maintenance comprise. Ce que vous devez obtenir avant de signer : un cahier des charges écrit, une procédure de recette avec délai de réserves, un planning mentionnant les dépendances de votre côté, et une clause de réversibilité.
Voici la grille à emporter en rendez-vous.
| Question à poser | Réponse qui rassure | Réponse qui doit alerter |
|---|---|---|
| Qui détient les droits sur le code livré ? | Clause de cession détaillée, conforme à l’article L.131-3 | « Vous payez, donc c’est à vous » |
| Au nom de qui est déposé le domaine ? | Votre société, vérifiable publiquement | L’agence, « pour simplifier » |
| Avons-nous un DPA au titre de l’article 28 ? | Contrat écrit et liste des sous-traitants ultérieurs | « Pas nécessaire pour un site vitrine » |
| Sommes-nous concernés par l’EAA ? | Analyse du périmètre, référentiel EN 301 549 ou RGAA | « L’accessibilité, c’est pour le secteur public » |
| Qui travaillera concrètement sur le projet ? | Noms, fonctions, parties sous-traitées déclarées | « Toute l’équipe » |
| De quand datent vos certifications ? | Identifiants et dates d’expiration transmis | Badges sans date en pied de page |
| Comment mesurez-vous la performance ? | Données de terrain CrUX : LCP, INP, CLS | Capture d’écran d’un score Lighthouse |
| Que garantissez-vous sur l’IA générative ? | Aucune garantie de citation, une méthode éditoriale | « Nous vous plaçons dans ChatGPT » |
| Que se passe-t-il si nous partons ? | Remise du code, de la base, des accès et de la documentation | Clause absente du contrat |
Un dernier point de vigilance : la conformité de votre site suppose un bandeau de consentement réellement bloquant, où refuser est aussi simple qu’accepter, et dont la hauteur est réservée pour ne pas dégrader le CLS. Conséquence normale : vos statistiques sous-comptent le trafic réel, puisque les visites antérieures au consentement ne sont pas attribuées. Une agence qui promet des chiffres d’audience « complets » avec un consentement conforme se trompe, ou vous trompe.
11. Se faire accompagner : par où commencer
Dans l’ordre où cela rapporte le plus : cadrer le besoin, construire ou reprendre le site, le rendre trouvable, puis alimenter la visibilité.
- Audit SEO — l’état des lieux à faire avant de choisir, y compris sur un site existant que vous envisagez de conserver.
- Site vitrine personnalisé — conception sur WordPress, avec cession de droits explicite, comptes à votre nom et accessibilité traitée dès le cadrage.
- Refonte de site web — pour reprendre un site hérité d’un prestataire précédent sans perdre l’historique ni les positions.
- SEO et geo-targeting — requêtes par métier et par commune, profil d’établissement, maillage interne.
- Création de contenu — pages de services et articles conçus pour être extraits, datés et sourcés.
- Google Ads — pilotage assumé des recommandations automatiques, pas leur acceptation par défaut.
- E-commerce — vente en ligne, avec le périmètre d’accessibilité évalué dès le départ.
- Hébergement et support & maintenance — mises à jour, sauvegardes et surveillance, là où se joue le coût réel sur trois ans.
12. Questions fréquentes
En posant des questions contractuelles plutôt que techniques. Vous n’avez pas besoin de comprendre le code pour vérifier trois choses : que la cession des droits figure noir sur blanc dans le contrat, que le nom de domaine est déposé au nom de votre société, et qu’un contrat de sous-traitance RGPD est prévu. Ces trois points sont vérifiables sans compétence technique, et ils éliminent déjà une bonne partie des prestataires approximatifs.
Cela dépend du périmètre et de votre tolérance au risque de continuité. Un indépendant offre une relation directe et un coût journalier plus bas, autour de 300 à 700 € HT contre 600 à 1 500 € HT en agence, mais il constitue un point de défaillance unique. Une agence apporte de la continuité et des profils distincts, au prix de frais fixes et parfois d’un intermédiaire commercial. Le critère décisif reste le même dans les deux cas : la traçabilité contractuelle de qui fait quoi.
Non. En droit français, les droits patrimoniaux ne se transmettent que par contrat écrit. L’article L.131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé fasse l’objet d’une mention distincte, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Sans cette clause, le paiement vous donne un droit d’usage, pas la propriété des droits d’exploitation. Notez aussi que certains éléments — polices, extensions premium, photos sous licence — ne peuvent jamais être cédés, seulement licenciés.
Si vous vendez en ligne à des consommateurs et que vous dépassez le seuil micro-entreprise — 10 salariés, ou 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de bilan — oui, depuis le 28 juin 2025. L’European Accessibility Act vise le commerce électronique, la banque, les transports de voyageurs, les télécommunications, les médias audiovisuels et les livres numériques. La conformité se démontre par la norme EN 301 549, déclinée pour le web par le RGAA, et les manquements peuvent être sanctionnés jusqu’à 50 000 € par service.
Non, et une garantie de ce type doit vous alerter. Aucun fournisseur d’IA générative ne publie de système de classement, et les réponses produites sont probabilistes plutôt que déterministes : la même question peut donner des sources différentes d’une session à l’autre. Ce qui est vérifiable relève du travail éditorial et technique : contenus structurés et datés, crawlers autorisés, site rapide, entité de marque cohérente. Une agence honnête vous parlera de méthode et de suivi, pas de résultat garanti.
Comptez le plus souvent 1 500 à 4 000 € HT chez un indépendant et 2 000 à 8 000 € HT en agence, selon le nombre de gabarits et le contenu à produire. La méthode la plus fiable pour situer un devis consiste à le diviser par le taux journalier : un site vitrine cadré représente 5 à 12 jours de travail effectif. Ajoutez ensuite le récurrent — hébergement, domaine, licences, maintenance — et raisonnez sur trois ans plutôt que sur la signature.
Vous comparez des devis ? Faites-les parler.
Cession de droits écrite, comptes à votre nom, DPA fourni, accessibilité évaluée dès le cadrage et réversibilité contractuelle. Parlons de votre projet et de ce que vous avez déjà reçu comme propositions.
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